tu me diras peut-être, regarde à ma fenêtre
mais où mets-tu mes froids, dans les chants de ta foi ?
je ne crois plus en Dieu, ils sont trop loin ses cieux
et puis, je lui en veux, pour les larmes dans mes yeux
pour les larmes de nos yeux

et je ne dirai rien, je te prendrai la main
et on regardera, là où rien ne se voit
plus loin que l’horizon, plus loin que la raison
et on écoutera le vent comme sa voix, le vent comme sa voix

parce que tu sais, la foi, ne répond pas à tous nos pourquoi
s’abandonner à Dieu, c’est comme tomber amoureux

ma lettre a des ratures, ma plume dit des blessures
mon cœur a ses fissures, tu connais mes démesures
mais ta voix me rassure, de ta grâce, mon Dieu, je suis sûre
dans le ciel, tant de voix, des louanges pour le Roi

quand ma plume se posera, et quand mon encre sèchera
quand mon pas s’arrêtera, et quand ma voix se taira
alors mon oeil te verra, je tomberai en louange devant toi

et tout le ciel chantera, une louange pour son Roi
et puis mon âme te dira, combien je t’aime, toi mon Roi

mon encre a séché, ma plume s’est posée

près de toi, je vais rester, dans le ciel te chanter
près de toi je vais rester, près de toi et tant t’aimer

ce matin, en ouvrant mes paupières, y avait là mes rêves et leurs chimères
quelques pages froissées, un peu d’encre effacée

ce matin en ouvrant mes prières, y avait là ta Parole et ses mystères
tu me disais ta bien-aimée, dans cette encre d’éternité

tu m’as dit *n’oublie pas, quand tu doutes, n’oublie pas
rien ne te séparera de mon amour pour toi

j’ai gravé sur ton front, l’empreinte de mon nom
et je t’ai revêtue, de ma grâce comme un tissu
j’ai posé sur tes cheveux, la promesse de mes cieux
je te donne mon regard, comme on tend un miroir

alors, n’oublie pas, quand tu doutes, n’oublie pas
rien ne te séparera, de mon amour pour toi
rien ne te séparera, de tout mon amour pour toi
n’oublie pas, n’oublie pas*

sous tes mains, les projets d’une terre, dans ta main, cette perle de verre
sous tes yeux, des joies et des colères, dans tes yeux, tout l’amour d’un père
des soupirs et des prières, des yeux cachés, des cœurs de pierre

à la porte du Royaume, le cri du monde se taira
dans les cieux et dans les cœurs, seule ta voix appellera
tu diras *je vous espérés*, dans tes bras, se tournera la clé

dans tes mains, des torrents des rivières, sous tes mains, la ville de lumière
dans tes yeux, tout un peuple en prière, sous tes yeux, le chant de l’univers
les soupirs déposés, au jardin d’éternité

à la porte du Royaume, le cri du monde se taira
dans les cieux et dans les cœurs, seule ta voix appellera
tu diras *venez mes espérés, dans mes bras pour l’éternité*