planète bleue, tu as creusé un vide, sur ta peau de terre qui soupire
tours de Babel et pyramides, châteaux de sable sous tes empires
tu cherches à tout cœur, à tout bras, ce Dieu auquel tu ne crois pas
affamée de vie, tu avales, philosophies, boules de cristal

reste, ce froid qui frissonne, ce courant qui s’enfuit
reste, sa voix qui résonne, qui te rappelle à lui

planète bleue, sais-tu d’où tu viens ? n’es-tu que la balle d’un jeu lointain ?
née du hasard, sans foi ni loi, tu fais tourner tes jupons de soie
tu sais, fille de poussière, tous tes reflets portent sa lumière
tes océans, tes jardins, seraient déserts sans sa main

reste, ce froid qui frissonne, ce courant qui s’enfuit
reste, sa voix qui résonne,qui te rappelle à lui