comme un arbre en plein hiver, qui semblait vide, qui semblait mort
sous l’écorce et sous ma terre, y avait comme un printemps qui dort

et ta vie qui coule en moi, c’est ta sève sous mon bois
quand ma feuille se déploie, c’est ton ciel que je vois

comme un arbre dans ta terre, qui boit ton eau, qui tend ses bras
laissant les froids de l’hiver, je m’ouvre au souffle de ta voix

quand fragile je m’ouvre à toi, c’est ta force que je vois
et ta vie qui coule en moi, c’est ta grâce que je reçois