planète bleue, tu as creusé un vide, sur ta peau de terre qui soupire
tours de Babel et pyramides, châteaux de sable sous tes empires
tu cherches à tout cœur, à tout bras, ce Dieu auquel tu ne crois pas
affamée de vie, tu avales, philosophies, boules de cristal

reste, ce froid qui frissonne, ce courant qui s’enfuit
reste, sa voix qui résonne, qui te rappelle à lui

planète bleue, sais-tu d’où tu viens ? n’es-tu que la balle d’un jeu lointain ?
née du hasard, sans foi ni loi, tu fais tourner tes jupons de soie
tu sais, fille de poussière, tous tes reflets portent sa lumière
tes océans, tes jardins, seraient déserts sans sa main

reste, ce froid qui frissonne, ce courant qui s’enfuit
reste, sa voix qui résonne,qui te rappelle à lui

dis-moi, est-ce que mes yeux se sont habitués?
ou est-ce mon coeur qui ne sait plus s’émerveiller?
dis-moi, et ta main qui m’a tissée, veut-elle encore me façonner?
dis-moi, vas-tu sécher tes rivières, ta vie veut-elle encore de ma terre?

Seigneur, viens déchirer le ciel, les étoiles en cortège sous ton aile
Seigneur, viens déchirer mon coeur, je veux tomber bouleversée par ta grandeur

dis-moi, comment n’es-tu pas lassé, de cette terre qui semble t’oublier?
dis-moi, est-ce que tu pleures quand tu vois, que j’oublie ta vie en moi?
tu sais, je ne veux pas m’habituer, ma foi crie vers ta sainteté

Seigneur, viens déchirer le ciel, les étoiles en cortège sous ton aile
Seigneur, viens déchirer mon coeur, je veux tomber bouleversée par ta grandeur

dans ta gloire, tu descendrais, l’abîme s’embraserait
et dans le ciel ébloui, brûlerait une lune rougie

dans la foule, au milieu de ces géants
dans la foule, je suis comme un pantin de vent

mon Dieu, donne-moi des pierres, des murs à bâtir pour me cacher derrière
une île, un désert, un bateau au bout de la mer,
quand dans la foule, au milieu de ces géants
dans la foule,je suis comme un pantin de vent

mais même si je m’envolais, jusqu’au bout, tout au bout de la mer
même si je me cachais, dans la nuit et ses mystères
même dans ma foule, au milieu de mes géants
dans ma foule, tu me donnes l’air et le vent

mon Dieu, donne-moi des prières, ton rocher sur mon chemin de terre
je veux pour te plaire, marcher juste dans ta lumière, pour que...
dans la foule, au milieu de ces géants
dans la foule… tu places dans ma fronde ton chant…

le Roi s’avance, dans l’allée des cieux, de sa présence il remplit ce lieu
en révérence, se ferment nos yeux, un silence au parfum de Dieu

il met son nom dans nos noms, pour signer nos histoires
quand dans nos coeurs nous choisissons, le miroir de sa gloire

un battement de coeur au sein de ces murs, un souffle d’amour, sa voix qui murmure
un froissement de ciel, un tissu de velours, l’ombre de son aile posée sur ce jour

le Roi s’avance, dans l’allée des cieux, de sa présence il remplit ce lieu
en révérence, se ferment nos yeux, un silence au parfum de Dieu

il met son nom dans nos noms, pour signer nos histoires
quand dans nos coeurs nous choisissons, le miroir de sa gloire

il met son nom dans nos noms, un cachet sur nos mémoires
quand dans l’amour nous reflétons, le miroir de sa gloire