Le temps de l'Avent s'ouvre, comme le carton numéroté d'une fenêtre de calendrier...
Un calendrier fait pour patienter et pour attendre jusqu'à Noël.

Noël... dans les vitrines ou les maisons, on couchera un petit bébé au centre d'une crèche. On se rappellera la naissance de cet enfant unique, on parlera du boeuf, de l'âne, des anges, de l'étoile et des bergers... des mages, de Marie et de Joseph... 


Il vit là quelque part, exactement là où se rencontrent l'infini du hier et du demain.

Il vit là quelque part dans ce présent qui n'existe qu'en passant, cet espace fugitif insaisissable où pourtant tout se vit, tout se construit.

Le présent grave dans l'histoire les choix et leurs conséquences, c'est la seule prise offerte sur la face lisse de la vie. C'est là qu'on dialogue avec ses crises, là qu'une chance est offerte d'en faire quelque chose. Le présent c'est tout, c'est rien, c'est tout ou rien, c'est tout et rien.

C'est là une phrase écrite sur un papier à lettre, un peu mystérieuse, glissée au cœur d'un dialogue du film *La Beautė cachée*, que j'ai vu il y a quelques temps...

Moi, en éternelle friande d'histoires sur toile de cœurs, de rencontres, de points de suspension qui laissent place à la réflexion, je suis sortie de la salle de cinéma toute émue ce jour-là (oui, j'ai versé une larme, mais je l'assume pleinement!)...

Dans la rue de la ville, comme les touches d'un tableau impressionniste, me parviennent des flashs et des sons qui marchent tel un cortège de vanités...

Une question me laisse sur place alors: vers quelle chimère le bitume me conduit-il sous mes pas qui courent?

*Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité* (Ecclésiaste 1.2)

…devant la Croix

Le voyageur: J'ai entendu parler d'un chemin qui mène directement au Père. Ce doit être là…mais il n’y rien d’écrit sur ce panneau. Bon, je suis prête j’ai préparé mon sac...

La Voix: Qu'as-tu préparé?

Le voyageur: Et ben, j'ai pris des bonnes chaussures! Et...

La Voix: Qui a-t-il sous tes chaussures?