Ils se tenaient là, debout devant l’autel, leur bébé dans les bras. Les battements de son petit cœur animaient déjà tellement les mélodies du leur, comme une douce rythmique qui les accompagnait si bien.

Ils se tenaient là, debout devant l’autel, émerveillés, riches de ce ruissellement de joie émue, toute neuve, imméritée, indicible dans toute sa profondeur, mais aussi tout débordés de sentiments mêlés et multicolores de grandes responsabilités, de *plus jamais comme avant*, d’urgence d’être un peu plus là, un peu mieux là, de prendre soin, frémissants déjà au passage du cortège contrasté des projets, des petites et grandes joies et peurs devant chaque demain, proche ou lointain.

.… Ils se tenaient là, debout devant l’autel, tellement humains, tellement petits, tellement pauvres en puissance et certitudes au moment de recevoir le cadeau de la vie signée d’éternité que Dieu leur confie. Le Vivant les sait imparfaits, tellement balbutiants en tout, tellement trop courts ... et pourtant …

Ils se tenaient là, debout devant l’autel, certains qu’il y avait ici bien plus que le visible, qu’il y avait là une présence accueillante, aimante, un lieu où s’abriter juste comme on est quand on y vient.

Ils se tenaient là, debout devant l’autel parce qu’ils étaient convaincus qu’il n’y avait pas de meilleur endroit où venir se présenter, s’exposer dans un élan de confiance possible.

Comment prendre soin de cet enfant, comment être papa, maman au plus près de sa vocation, comment relever ce défi un peu fou d’apprendre toujours en terrain inconnu, d’apprendre en dépendance, d’apprendre en donnant sans réserve parce que les réserves d’aujourd’hui seront peut-être moisies demain ?

.… recevoir et offrir au quotidien *tout le pain de ce jour*, le pain descendu du Ciel et croire qu’il sera à nouveau au rendez-vous de l’aube prochaine, quelle que soit la couleur de son ciel…

.Se réveiller chaque matin est déjà un miracle alors que dire de la santé, des risques innombrables, imprévisibles, juste là, au coin de la rue familière, que dire des multiples occasions d’avoir mal, de se râper les genoux, de panser des blessures qui saignent ou de consoler des blessures qui pleurent, d’avoir des bleus au cœur, des déchirures à l’âme,  … d’affronter chaque jour tous les géants quotidiens en face desquels papa et maman ont tellement peu dans leurs mains ?

Leur bébé enfant, écolier, adolescent, jeune adulte, peut-être mari, papa ou maman à son tour… toute une histoire et ses mystères à confier ici au Souverain de l’histoire et de nos histoires …

Ils se tenaient là, debout devant l’autel, debout devant le Vivant, l’Eternel, le Dieu de l’Alliance et de la promesse. Ce même Dieu qui dans le passé avait promis une patrie à une poignée de pèlerins improbables errants dans le désert entre Egypte et Canaan. Cette patrie, ils l’ont reçue et lue comme le reflet d’un pays encore plus grand, un Royaume plus parfait, une promesse pleine, l’apaisement final de toutes les soifs, les peurs, de tous les manques, les inaboutis, les limites, les partiels qui marquent encore les aujourd’hui de tant de nos fragilités.

Ils se tenaient là, debout devant l’autel, parce que c’était leur élan à eux, le cri de leur foi d’ouvrir ici leurs mains et de recevoir d’avance une parcelle de ce pays promis, d’hériter déjà d’un peu de la certitude à venir.

Face à tous les exils possibles d’une vie, face à toutes les errances, à tous les mystères, à toutes les questions sans réponses, à tout ce qui pourrait marquer les jours de cet enfant, ils ont choisi d’être là, devant l’autel, de se réfugier déjà sur une parcelle d’espérance du pays promis, de se proclamer héritiers et de laisser leur regard sur demain s’éclairer d’un reflet de foi, d’espérance et de confiance …

Un pas de plus: invitation à rencontrer la Parole de Dieu

Jérémie 32. 1 à 15:  Jérémie achète un champ à Anatoth

La dixième année où Sédécias était roi de Juda et la dix-huitième année où Nabucodonosor était roi de Babylone, le SEIGNEUR a adressé sa parole à Jérémie. À cette époque, l'armée du roi de Babylone attaquait Jérusalem. Le prophète Jérémie, lui, était enfermé au palais du roi de Juda, dans la cour de garde.C'est Sédécias qui l'avait fait enfermer à cet endroit. En effet, il reprochait à Jérémie d'avoir annoncé ce message du SEIGNEUR : 

*Je vais livrer Jérusalem au roi de Babylone, et il prendra la ville. Sédécias, roi de Juda, n'échappera pas au pouvoir des Babyloniens, je le livrerai au roi de Babylone, c'est sûr. Il devra se présenter lui-même devant Nabucodonosor et lui répondre face à face. Le SEIGNEUR déclare : Sédécias sera emmené à Babylone et il y restera jusqu'au moment où je m'occuperai de lui. Si vous continuez à combattre les Babyloniens, vous n'arriverez à rien.*

Voici le récit de Jérémie : *Le SEIGNEUR m'a adressé sa parole en disant: *Ton cousin Hanaméel, fils de Challoum, va venir te trouver. Il va te demander d'acheter le champ qu'il possède à Anatoth. En effet, tu es son parent le plus proche. C'est donc toi qui as le droit de racheter ce champ.*

Comme le SEIGNEUR me l'avait annoncé, mon cousin Hanaméel est venu me trouver dans la cour de garde et il m'a dit : *Achète le champ que je possède à Anatoth, dans le territoire de Benjamin. En effet, tu es mon parent le plus proche. C'est donc toi qui as le droit de le racheter et de le posséder.* 

.Alors j'ai compris que c'était un ordre du SEIGNEUR. J'ai donc acheté le champ d'Anatoth à mon cousin Hanaméel et j'ai payé le prix : 17 pièces d’argent. J'ai écrit l'acte de vente deux fois. Devant des témoins, j'ai fermé l'un des documents avec mon sceau personnel et j'ai pesé l'argent sur une balance. J'ai pris l'acte de vente qui était fermé comme la loi le demande, ainsi que l'autre document, resté ouvert. J'ai donné les deux documents à Baruc, fils de Néria et petit-fils de Maasséya. Mon cousin Hanaméel et les témoins qui avaient signé l'acte de vente étaient présents, avec tous les Judéens qui se trouvaient dans la cour de garde. Alors j'ai dit à Baruc devant tous :

  • *Voici ce que dit le SEIGNEUR de l'univers, Dieu d'Israël : Prends les deux actes de vente, celui qui est fermé et celui qui est ouvert. Mets-les dans un pot en terre pour qu'ils se conservent longtemps. En effet, voici les paroles du SEIGNEUR de l'univers, Dieu d'Israël : 
  • *Dans ce pays, les gens achèteront de nouveau des maisons, des champs et des vignes.”* 

Groupe Signature: Sous nos plumes / Collection *un reflet dans le regard* 2018-2019